Nathan Legend !
Nathaniel Legendre.

Identité: Secrète.
Origines: Mystérieuses.
Sobriquet: Nathan Legend, dit Papa d'cheuveux (Va comprendre...)
Age: 29 ans. (pour la troisième année consécutive)
Taille: 1m78.
Poids: Variable selon les saisons.
Yeux: de cochon.
Cheveux: Sans. (J'ai compris !!)
Sexe: 3 fois par jour. (dans la mesure du possible)
Base d'opération: Equeurdreville, Nord Cotentin, Pays Normands.
Situation familiale: Séparé (et c'est tant mieux) et pére de famille.
Groupe d'appartenance: Le Clan.
Premières apparitions:
Comic Box #11, #13, #1H.S, #19 et #25 (TSC),
Planète Comics #14,
Yuma #9,
Image Comics #3,
Mustang #313 (Semic).
Passion: Mon fils, Axel, l'unique but à ma vie.
Pouvoirs: Totalement insensible aux plaintes et jérémiades féminines, Nathan peut sans difficulté battre ses grands-mères au 800m haies, manger des kilos de châtaignes en automne et boire des litres de cidre et de bière ambrée toute l'année.
Nathan posséde également la faculté d'être de mauvaise foi (Et c'est pas tout de l'dire, faut l'vivre !!) , râleur, têtu et un brin menteur. (bref de TRÉS mauvaise foi !)
Auteurs favoris: Carlos Pacheco, Keron Grant, Trantkat, Crisse, Talent Caldwell, Humberto Ramos, Ludolullabi, Todd Nauck, Ed Mac Guinness, Stéphane Louis, Olivier Vatine, Chris Bachalo, Scotty Young, Kaare Andrews et Salvador Larroca.
Filmo favorite: Le pacte des loups (de Christophe Gans), Incassable (de M. Night Shyamalan), Blade Runner (de Ridley Scott), Usual Suspects (de Bryan Singer), Pitch Black (de David Twohy), Le Cinquième Élément (de Luc Besson), Hulk (d'Ang Lee), Wayne's World (de Penelope Spheeris) et Total Recall (Nan, j'rigole !)
Disco favorite: Secret Samadhi de Live - Five Against One de Pearl Jam - SuperJudge de Monster Magnet - 100th Window de Massive Attack - Rock Crown de Seven Mary Three - Viva Hate de Morrissey - Angel Dust de Faith No More - One Trip One Noise de Noir Désir.
Leit motiv: Son objectif avoué est de rester humble et intègre, de dessiner pour son plaisir et celui de ses proches, famille et amis.


"Je ne cherche pas la notoriété de l'auteur de Bd, je veux juste apprendre à raconter des histoires, pour les enfants, et les adultes ayant gardé une âme d'enfant !".
Salon de BD de BREST'98 .


Photo illustrant l'article !
L'état d'esprit de beaucoup d'auteurs de B.D. en Europe, et essentiellement en France, est gorgé d'une vanité exacerbée... et le drame, c'est que bien souvent, cela touche les «jeunes» auteurs, car ceux qui ont plusieurs albums derrières eux ont su garder une certaine humilité face à ce maigre métier qu'est la BD; loin de représenter un art majeur.
Pour ma part, je préfère me voir comme un raconteur d'histoire plutôt que comme un artiste . C'est un terme assez snob que ce mot «d'artiste». Il vaut mieux, à mon sens, se percevoir comme un créatif. Le job consistant juste à offrir un peu de rêve aux lecteurs, pas a se placer sur un piédestal fictif. Dessinateur de BD, ce n'est pas une profession vitale, mais sociale.
En fait, tout le plaisir n'est pas à afficher un palmarès de beaux albums, parfois primés, mais bien de voir les quelques secondes de plaisir dans les yeux d'un gosse à qui vous faites un petit dessin sans prétention.


Lisez des comics !!
Le Comics, c'est à dire, la B.D. U.S., habituellement peuplée de surhommes costumés portant des sobriquets affligeants, est très mal vu du milieu de la B.D. dites 'Franco-Belge'. Il est perçu comme une forme de «sous-culture»... à milles lieues de toutes la «noblesse» des beaux albums que l'on peut ranger précieusement dans la bibliothèque d'un living tendance ! Les fumettis, ou tout autre forme de B.D. populaire sont traités de même. Mais tout encourage à cette vision. Les réseaux de presse jeunesse n'engrangent pas nécessairement les profits de l'édition dites de luxe, et l'auteur étant au bout de cette «chaîne alimentaire» gagnera fatalement moins d'argent pour se nourrir et subvenir à ses besoins, en dessinant dans des revues périodiques «jetables».
Du coup, il vaut mieux être de ceux qui font des beaux albums...Mais cette B.D. est loin de donner l'opportunité au créatif de s'épanouir pleinement.
Or la B.D. populaire est tributaire d'un rythme de production intensif, et les éditeurs sont beaucoup moins regardants quant à une certaine qualité.
Le créatif, à travers la B.D. populaire peut alors se permettre d'expérimenter, de tâtonner, de se tromper pour s'enrichir ; De l'approximatif qu'on ne peut décemment pas tolérer aux travers d'albums de luxe qui se doivent d'être impeccables !

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Parfois, je me demande si ma réelle passion est bien de passer des heures derrière ma table à dessin, pour exècuter un travail bien précis, réglé comme du papier musique. Ce qui est agréable, c'est aussi d'imaginer des histoires que l'on peut confier à un autre pour qu'il en donne sa vision. Ce qui est plaisant, c'est de proposer quelques designs « dans l'ombre » d'un autre, pour qu'il s'en serve comme une base plus fraîche à ce qu'il met habituellement en place. Et je ne parle même pas de l'idée d'avoir à mettre en place un univers narratif, où plusieurs auteurs viendraient se nourrir (ce que je faisais à travers l'association SugaR). Je crois que le créatif est une personne qui puise ces ressources dans son fort intérieur... Faire de la B.D., c'est surtout bosser pour les autres et avec les autres ! Jean-Yves Mitton m'a un jour expliqué qu'un bon auteur devait pouvoir tout assurer au travers de son travail, scénario, dessin, encrage, couleur ...etc... Le fait est qu'il n'est pas nécessaire de s'y appliquer au travers d'un seul et même projet...
J'aime écrire des histoires pour des amis, et dessiner celles des autres ! Tout comme j'aime filer un « coup de main » à des amis, en élaborant des story-boards ou des designs pour eux.

Sortie prevue le 25/08/2012 !!
Chrome était un vaste projet... Totalement démesuré face au manque d'expérience de la plupart des jeunes novices qui formaient les rangs de l'association SugaR ComgA, en fait...
Mais pourtant, je ne perds pas l'espoir de pouvoir m'y remettre un jour... et peut-être même en fait avec ceux qui devaient former l'équipe d'origine.
Chrome était un récit en quatre parties, mis en place par William Lucas.
Philippe Vandaël devait en dessiner le premier opus, introduisant les personnages des cyborgs, je devais assurer la seconde partie, en développant la notion d'espace virtuel, Jean-Marie Minguez, s'était attelé à la troisième partie axée sur la guérilla urbaine et les alters ego virtuels de la Prime Element, et François Debois s'occupait de conclure le récit en apothéose dantesque.
Malheureusement, le gros du problème que nous n'avons su gérer, résidait dans la différence de nos styles, qui, à eux seuls, auraient perdu le lecteur potentiel dans les plus profonds méandres de l'incompréhension narrative.
Chrome reste une belle expérience, qui nous à tous motivés à poursuivre notre chemin dans le monde de la B.D..

L'expérience vécue au travers de Comga Spirit est assez similaire à ce que nous avions fondé avec Chrome, à l'époque de l'association SugaR. Ce nouvel univers s'articulait sur trois récits ayant pour dénominateur commun le personnage de Samain.
Morrigan & Dolmen
Ce puissant sorcier écumait le monde des rêves pour Dolmen, dans un esprit très Fantasy, jouait les conspirateurs de l'ombre pour le projet Testament, où évoluait la psychopathe baptisée Herminn et régnait de façon despotique sur le monde déshumanisé de Carne-Acier.
Carne Acier était peut-être le projet le plus novateur. Fondé sur une suggestion du scénariste Jean Blaise Djian lors du festival de la B.D. de Brest, le postulat de départ était de proposer un récit sans le moindre humain. Une Histoire qui ne verrait évoluer que des robots au milieu de quelques créatures surnaturelles, plusieurs siècles après la disparition de notre espèce.
Même si aujourd'hui, l'univers narratif de Comga Spirit n'a plus lieu d'être, je dois avouer que bon nombres d'éléments du Dolmen ont été repris pour Morrigan Zoo, l'histoire que je scénarise aujourd'hui pour Philippe Vandaële, et que je ne perds pas espoir de me remettre prochainement aux commandes de
Saltarella, Mikros & Photonik
Carne Acier (soit en restant au dessin, soit avec un jeune dessinateur, d'un niveau égal et d'un style proche de celui d'Yves Balak ou Fudge...).
En juin 1980, les éditions Lug vont lancer sur le marché une revue qui, mine de rien, va bouleverser en France, le paysage comics. Mustang va amener trois personnages sur le devant de la scène, qui vont pour beaucoup devenir cultes. Ozark est aujourd'hui de nouveau en pleine activité grâce aux bons soins de Semic... Il n'en est plus de même pour Photonik et Mikros... et nombreux sont les auteurs qui aimeraient pouvoir reprendre à leur compte ces personnages pour poursuivre l'aventure... Car le propre du comics, est d'être régulièrement périodique, et de jamais avoir de fin... Peut-être qu'un jour Jean-Yves Mitton et Cyro Tota se choisiront des successeurs... Jusque là, il est permis de fantasmer un peu sur ce que pourraient devenir ces héros de papier.


Axel et Nathan dans les iles !
Bien que je m'efforce de refuser l'appellation et le statut assez ronflant «d'artiste», il serait mesquin de ne pas reconnaître que faire de la B.D., et de par là même exposer son travail au regard d'autrui, ne se nourrit pas du besoin, sans aller jusqu'à parler de notoriété, de distinction.
Mais ce qui était au départ une thérapie personnelle, en m'investissant dans un monde imaginaire pour fuir notre pourtant sublime réalité morne et grise, est en fait devenue une quête de reconnaissance. Ceci dit, je cherche à séduire un fan club très restreint... Car aujourd'hui, le seul lecteur que je veux pouvoir contenter, s'incarne en la personne de mon fils, Axel.
Je ne dis pas que je me fiche éperdument de savoir combien de gens sont susceptible de découvrir mon boulot, sinon, pourquoi se faire publier ou même monter ce site ?
Mais, à vrai dire, maintenant, seul le regard critique et le jugement de mon fils compte réellement. Et je suis navré pour tous les autres, même si je les remercie grandement de parcourir ces pages...

Photo illustrant l'article !
Le premier «comics» que j'ai lu, c'était le Special Strange #16 (Lug), en juin 1979... Dans ce numéro, on voyait les X-menu de Claremont et Cockrum opposés à la Garde Impériale Shi'ar, mais aussi des personnages haut en couleur comme Firelord ou Eric le rouge... Spiderman faisait équipe avec le Faucon, et la Chose aidait Thor à se débarrasser de Seth, le dieux des morts égyptien... Pour un gosse de huit ans, c'est fatalement le déclic qu'il faut pour l'amener à ne plus penser que par cet univers grandiose... En 2001, j'ai été amené à rencontrer Jean-Marc Lainé et Thierry Mornet, du staff Semic, qui relançait la création en France, pour des personnages aux accents Comics... Les éditions Lug étaient devenues les éditions Semic, et en l'espace d'un peu plus de vingt ans, j'allais avoir l'opportunité de dessiner pour les même revues qui m'ont fait découvrir et aimer le monde de la B.D....
Le trip ultime, maintenant, c'est d'imaginer que d'ici quelques temps, je vais pouvoir mettre en parallèle ces centaines de revues que je collectionne depuis mon âge de huit ans, et celles dans lesquelles j'ai dessiné, pour les faire découvrir à mon fils...

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Ce qui m'effraie avant tout à l'idée de voir ce site NathanLegend on line, ce n'est pas de mettre à disposition toute une série d'images souvent pleines de maladresses ou même obsolètes... Après tout, le sculpteur Alberto Giacometti exposait ses œuvres ratées, pour montrer que nul n'est infaillible et que sélectionner que ce que l'ont croit réussis, n'est que donner une fausse image de ce que l'on fait et de ce que l'on est !
Non, l'angoisse vient du rédactionnel, qui va donner de moi l'image d'un individu sans humour, assez imbu de sa personne...
Ce qui, après tout, n'est peut-être que la triste réalité...